Tous pollués !

Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous quelques notions de toxicologie. Je découvre le sujet au travers d’un MOOC français et gratuit « Environnement & santé : un homme sain dans un environnement sain« .

Tout d’abord, qu’est-ce que la toxicologie ? Eh bien c’est la science qui étudie les substances toxiques et les poisons. So cool, right ?

toxicologie

Xénobio-quoi ? Un xénobiotique est une molécule polluante, et parfois toxique, étrangère à l’organisme. Les deux xénobiotiques les plus connus sont les pesticides (encore eux !) et les médicaments (eh oui, « les antibiotiques, ce n’est pas automatique »…).

Comment sommes-nous exposés aux polluants ?

Pour se frayer un chemin jusqu’à nous, les polluants empruntent 3 voies :

  1. la voie respiratoire
  2. la voie intestinale
  3. la voie cutanée

Sommes-nous sans défense ?

Pour parler de façon un peu plus scientifique, il existe des barrières naturelles qui protègent le corps de l’extérieur (barrière cutanée, barrière intestinale, etc.). Mais certains polluants ne sont pas arrêtés aux frontières et se retrouvent dans notre sang. Aïe aïe aïe ! Bon, comme la nature est bien faite, le corps possèdent d’autres barrières comme par exemple la barrière hémato-encéphalique au niveau du cerveau. Notez que suivant les champs de bataille (intestins, peau, poumons), le corps ne livre pas le même combat.

Branle-bas de combat !

Lorsqu’une cellule détecte un polluant, elle s’organise pour neutraliser l’intrus. Elle produit alors des enzymes qui vont transformer le polluant de manière à le rendre hydrophile. De cette façon, une fois que le polluant sera facilement soluble dans l’eau, il pourra être éliminé par l’organisme via la sueur et l’urine.

biotransformation

Les polluants sont-ils tous éliminés ?

On distingue les polluants persistants des polluants non persistants. La plupart des molécules sont non persistantes. Le truc, c’est que si l’on est exposé en permanence, on en aura toujours dans notre organisme (ex : lorsque l’on boit de l’eau en bouteille tous les jours, on avale du plastique tous les jours : MIAM !). Celles qui sont persistantes, on les appelle les POP : polluants organiques persistants.

Les POP sont des composés chimiques qui sont mal dégradés dans l’environnement et mal métabolisés dans l’organisme. Alors ils persistent des années, voire des dizaines d’années dans l’organisme et jusqu’à des centaines d’années dans la nature, dans les sols par exemple. Il s’agit de dioxine, de PCB, de certains pesticides et de retardateurs de flamme bromés. Ce sont des molécules souvent très lipophiles, c’est à dire solubles dans les graisses surtout, et qui contiennent des atomes de chlore et de brome et ne sont donc pas métabolisées par les enzymes de métabolisme des xénobiotiques.

MOOC un homme sain dans un environnement sain

Peut-on se protéger ?

Bien que nous soyons tous exposés, la meilleure façon d’avoir un corps le moins pollué possible est de veiller à faire rentrer le moins de xénobiotiques dans notre organisme. Cela veut dire que l’on peut commencer par faire attention à notre alimentation (comme manger bio pour avaler moins de pesticides). On peut aussi préférer utiliser des cosmétiques sans perturbateurs endocriniens en lisant méticuleusement les étiquettes ou encore arrêter de …fumer. Ah et consommer moins de médicaments ? Je pense notamment aux « médicaments » pour lutter contre les rhumes qui ont des effets secondaires bien trop importants par rapport aux faibles bénéfices qu’ils apportent.


Le MOOC mentionné en haut de cet article est réalisé par l’université Paris Descartes en partenariat avec l’université de la Sorbonne. Il s’intitule Environnement et santé : un homme sain dans un environnement sain. Pour ceux qui sont intéressés, il est disponible sur la plateforme FUN.

Dans un prochain article, les 3 notions suivantes seront abordées :

  • la dose
  • la durée d’exposition
  • la phase d’exposition

 

Emeline Courcelle

Emeline Courcelle

Apprentie naturopathe

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