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Quand on n’a pas ses règles suite à l’arrêt de la pilule contraceptive

Cycle-féminin
Santé

Quand on n’a pas ses règles suite à l’arrêt de la pilule contraceptive

Mon objectif est de mettre en lumière le fait qu’il ne faut pas s’inquiéter lorsque l’on n’a pas ses règles après une longue période de prise de pilule contraceptive. Chaque femme est unique mais je vais te parler de ma vie gynécologique pour rassurer avec mon témoignage.

Tout d’abord : ne pas prendre du Duphaston

Cela fait un moment que j’avais envie d’évoquer le sujet. Et en lisant le livre « Le chœur des femmes » de Martin Winckler (Dr Marc Zaffran de son vrai nom), j’ai fini par fouiller son webzine (je te recommande cette lecture tout autant que son webzine). Et là, bim ! J’ai trouvé un article intitulé « existe-t-il un traitement pour faire revenir les règles ? ». Et après l’avoir lu, j’ai eu envie de le partager au plus grand nombre.

Le cycle peut être aussi capricieux après l’arrêt d’un contraceptif qu’après une grossesse

Le Dr Marc Zaffran explique les contraceptifs hormonaux mettent le cycle en sommeil, au même titre qu’une grossesse. Car la prise de pilule imite l’état hormonal de la grossesse. Or, suite à une grossesse il arrive que le cycle soit quelque peu irrégulier.

À l’’arrêt de la pilule contraceptive, nos ovaires et notre cerveau ont perdu l’habitude de communiquer entre eux. En plus, avec la pilule, le cerveau s’est habitué à recevoir des doses d’hormones de synthèse très puissantes. Alors quand les ovaires reprennent du service, les hormones envoyées ne “crient” peut-être pas assez fort. Ainsi, le temps que les hormones naturelles soient à nouveau sécrétées en quantité suffisante et se fassent entendre, il peut y avoir des cycles irréguliers qui peuvent durer 1 à 2 ans. Il faut donc s’armer de patience et soutenir la production des hormones sexuelles en veillant à des apports suffisants en oméga 3 et en prenant soin de son foie. Car c’est le foie qui se charge du recyclage des œstrogènes (une fois qu’elles ont été utilisées, elles doivent être éliminées).

Ces cycles irréguliers amènent d’ailleurs un certain nombre de femmes à se faire diagnostiquer un SOPK sans forcément en remplir tous les critères.

Keep calm

Le Dr Marc Zaffran cherche à rassurer les femmes qui arrêtent leur contraception pour être enceinte :

Après avoir arrêté une contraception pour être enceinte il n’y a que trois choses à faire :

1. continuer à vivre sa vie comme avant

2. laisser le temps à une grossesse de débuter et de tenir (encore une fois : si ça ne fait pas deux ans que vous essayez sans aucun résultat, ça ne veut rien dire)

3. garder à l’esprit qu’une grossesse ne débute que si toutes les conditions favorables sont réunies (et il en faut beaucoup) ; une grossesse ne « tient » que si l’embryon est viable ; s’il ne l’est pas, la grossesse s’interrompt avant le 3e mois ; les fausses couches spontanées avant 3 mois sont dans leur immense majorité un phénomène d’élimination naturelle d’un embryon malformé.

Winckler’s webzine

Ce dernier point est d’autant plus important à mes yeux que je suis une apprentie naturopathe. Et qu’effectivement, il me semble qu’il est trop courant de négliger l’intelligence du corps qui sait si le corps est apte à nidifier ou pas.

and investigate

Comme le dit le Dr Marc Zaffran, « Si les règles sont absentes (et si le cycle est perturbé), c’est parce qu’il y a une raison. C’est sur cette raison qu’il faut se pencher et non sur le fait de déclencher les règles. Il n’existe pas de médicaments pour faire revenir les règles. Parce que faire revenir les règles, c’est prendre le problème par l’extrêmité de l’iceberg.

Ce n’est pas de règles que vous avez besoin, mais d’une ovulation. Or, les seuls médicaments qui peuvent déclencher une ovulation ne sont donnés qu’aux femmes qui ont des problèmes d’ovulation. Autrement dit : une infertilité démontrée – c’est à dire qui ont essayé de débuter une grossesse depuis au moins deux ans avec un homme qui est lui même fertile (30% des infertilités sont liées à la qualité du sperme, et une proportion variable à l’incompatibilité génétique entre les deux partenaires).

D’autre part, le fait de ne pas avoir de règles (et donc, de ne pas ovuler) n’est pas du tout un signe d’infertilité. Il peut être le signe de tout plein de choses qui perturbent le cycle parce que l’évolution a doté le cerveau d’un « bloquage de l’ovulation » quand le corps « sent » ne pas être physiquement apte à mener une grossesse à bien. »

Prescrire du Duphaston n’est pas justifié

Je ne peux que t’inviter à lire plus en détails son article. Il y explique notamment pourquoi les médecins prescrivent quand même du Duphaston. Et ce, alors que la revue Prescrire a conclu en 2016 qu’il n’est pas justifié d’utiliser ce médicament. Il précise également que le Duphaston a d’ailleurs été retiré du marché britannique en 2008… 2008 !!!

« Prescrire du Duphaston à une femme qui n’a pas de règles ou qui a un cycle irrégulier et qui désire être enceinte depuis moins de deux ans est une escroquerie morale et scientifique. »

Dr Marc Zaffran

Et puis de la patience. Beaucoup de patience…

J’ai pris la pilule contraceptive pendant plus de 10 ans jusqu’à ce que je choisisse d’arrêter de m’infliger cela.

Mon témoignage

Il a fallu un voyage à l’étranger pendant lequel j’ai oublié de la prendre pour me faire réagir. Au début, ne voyant pas mes règles arriver, j’ai d’abord cru que j’étais potentiellement enceinte. Ce n’était pas le cas. Premier réflexe que j’ai eu à l’époque : aller voir la gynécologue. Premier réflexe de la gynécologue : me prescrire du Duphaston et me dire de reprendre la pilule. Je m’exécute. Et puis j’oublie à nouveau de prendre la pilule 2 mois plus tard. Sauf que j’ai réalisé que cela faisait un moment que je réfléchissais à arrêter de la prendre. Alors j’ai dit stop aux hormones de la pilule. Et là, pas de règles en vue. Rebelote : gynéco, Duphaston. Puis plus de règles pendant presque un an.

Des questions : en veux-tu ? En voilà !

Je me souviens m’être posée beaucoup de questions. Sans avoir de réponses. C’est à ce moment-là que je me suis informée sur les perturbateurs endocriniens, sur le contenu de nos assiettes, que j’ai découvert le mot naturopathie, que j’ai commencé à lire des livres de vulgarisation sur le fonctionnement du corps humain. 

J’ai expérimenté le régime cétogène pendant 1 mois et demi / 2 mois avant de l’arrêter (fêtes de fin d’année oblige…). Et là PAF ! J’ai eu ENFIN mes règles. Avec le recul et les (maigres) connaissances que j’ai aujourd’hui, je suppose que le régime cétogène a permis à mon corps de se détoxifier un peu et qu’il m’a fait bénéficier d’un apport en gras plus important (les œstrogènes sont des hormones construites avec du gras). M’enfin ensuite mes règles n’étaient pas régulières pour autant, j’ai attendu 4 mois les suivantes, puis 3 mois celles d’après jusqu’à atteindre un « rythme de croisière » de 40 jours +/- 5 jours. Et aujourd’hui je suis ravie de te dire que 3 ans plus tard je suis sur des cycles de 29 jours 😎.

Les mots de la fin

Voilà, tout cela pour souligner le fait que :

  • Le Duphaston ne sert effectivement à rien
  • L’alimentation est très importante
  • Il faut s’armer de patience. Il m’a fallut 3 ans pour retrouver un cycle qui se rapproche de la normalité. Mais mon hygiène de vie n’est pas encore optimale donc cette réharmonisation pourrait être bien plus rapide selon l’hygiène de vie et la vitalité de la personne concernée.

N’hésite pas à ajouter ton témoignage et/ou tes réflexions sur le sujet en commentaire 😊.

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