Deux livres pour apprivoiser son ombre

Voici de courts extraits de deux livres au sujet de l’ombre, le côté mal aimé de soi. Ils font partie de mes lectures préférées 😉 .
Je t’explique comment j’en suis arrivée à les découvrir en fin d’article.

Qu’est-ce que l’ombre ?

L’ombre, c’est tout ce que nous avons refoulé dans l’inconscient par crainte d’être rejetés par les personnes qui ont joué un rôle déterminant dans notre éducation.

Nous avons eu peur de perdre leur affection en les décevant ou en créant un malaise par certains de nos comportements ou certains aspects de notre personnalité. Nous avons tôt fait de discerner ce qui était acceptable à leur yeux et ce qui ne l’était pas.

Alors pour leur plaire, nous nous sommes empressés de reléguer de larges portions de nous-mêmes aux oubliettes de l’inconscient. Nous avons tout mis en œuvre pour esquiver la moindre désapprobation verbale ou tacite de la part des personnes que nous aimions ou dont nous dépendions.

Sensibles à l’appréciation des autres, nous nous sommes montrés gentils, polis, corrects. Et pour ce faire, nous avons dû refouler tout ce qui pouvait paraître déviant, honteux ou répréhensible. Par besoin de reconnaissance, nous nous sommes confrontés aux exigences, aux règles et aux lois de notre milieu. Et nous nous sommes évertués à camoufler ce qui semblait déplaire ou choquer.

Nous avons tenu compte du fait que, dans certains milieux, être serviable était bien vu tandis que penser à soi était considéré comme une attitude égoïste. Obéir était valorisé, mais s’affirmer ne l’était pas du tout. Être doux passait, mais se fâcher dérangeait ; dissimuler tout penchant sexuel était bien reçu, mais en manifester un tant soit peu était réprouvé, etc.

Peu à peu s’est construit au fond de nous-mêmes un vaste monde souterrain fait de répressions et de refoulements accumulés au fil des années. Nous nous sommes finalement assis sur une sorte de volcan psychique qui menaçait d’entrer en éruption à tout moment. Cette énergie psychique compressée, mais toujours vivante et active, nous l’appelons l’ombre. « L’ombre, c’est cet obscur trésor fait d’éléments infantiles de l’être, de ses attachements, de ses symptômes névrotiques, enfin de ses talents et de ses dons non développés. Elle assure le contact avec les profondeurs cachées de son âme, avec la vie, la vitalité et la créativité. » disait Liliane Frey-Rohn.

Faire la paix avec son ombre et se lier d’amitié avec elle constitue la condition fondamentale d’une authentique estime de soi.

Jean Monbourquette – Apprivoiser son ombre

Les défauts de nos qualités, une question d’équilibre

Tous vos prétendus défauts, tout ce que vous n’aimez pas chez vous, constituent vos plus précieux actifs, dit-elle. Ils sont simplement amplifiés de façon excessive. Le volume a été ajusté un petit peu trop fort, c’est tout. Baissez-le juste un peu. Et bientôt, vous – ainsi que tous les autres – percevrez vos points faibles comme des forces, vos « moins » comme des « plus ». Ils deviendront de merveilleux outils, prêts à travailler pour vous plutôt que contre vous.

Tout ce que vous avez à faire est de laisser ces aspects de votre personnalité se manifester dans la mesure appropriée du moment présent. À vous de juger ce qu’il convient d’exprimer de ces merveilleuses valeurs que vous possédez ; n’en donnez pas plus qu’il ne faut.

Debbie Ford – La part d’ombre du chercheur de lumière

Nos projections négatives et positives sur les autres

La plupart du temps, notre indignation à l’égard du comportement d’autrui a en fait pour objet un aspect non résolu de nous-mêmes. Si nous pouvions écouter tout ce qui sort de notre bouche quand nous nous adressons aux autres, quand nous les jugeons ou leur donnons des conseils, nous devrions simplement retourner ces paroles vers nous-mêmes et nous les appliquer.
Nous projetons nos propres défauts sur les autres. Nous disons à autrui ce que nous devrions nous dire à nous-mêmes. Quand nous jugeons les autres, nous nous jugeons nous-mêmes.
Les actes que vous posez et les paroles que vous prononcez ne sont pas le fruit du hasard. Il n’y a pas de hasard dans la vie que vous créez. Dans ce monde holographique, chaque être est vous-même, et c’est toujours à vous-même que vous parlez.

[…]
Nous projetons sur les autres nos aspects positifs aussi. Bien des gens avec qui je travaille découvrent qu’ils projettent leur propre génie et leur créativité, leur magnétisme et leur propension à la réussite. Si vous voulez être comme les autres, c’est parce que vous avez la capacité en vous d’être comme eux. 
Quand vous ne vivez pas au niveau de vos potentialités, il est facile de projeter vos aspects positifs sur ceux qui vivent au niveau des leurs. Lorsque vous commencez à réaliser vos propres rêves et accomplir vos objectifs, vous devenez moins intéressé par ce que les autres font. Nous devons tous devenir notre propre héros.

Debbie Ford – La part d’ombre du chercheur de lumière

La peur d’être démasqué, une histoire de vulnérabilité

Histoire de l’homme aux sept masques

Il était une fois un homme qui portait 7 masques différents, un pour chaque jour de la semaine. Quand il se levait le matin, il se couvrait immédiatement le visage avec un de ses masques. Ensuite, il s’habillait et sortait pour aller travailler. Il vivait ainsi, sans jamais laisser voir son vrai visage.

Or, une nuit, pendant son sommeil, un voleur lui déroba ses 7 masques. À son réveil, dès qu’il se rendit compte du vol, il se mit à crier à tue-tête : « Au voleur ! Au voleur ! » Puis il se mit à parcourir toutes les rues de la ville à la recherche de ses masques.

Les gens le voyaient gesticuler, jurer, menacer la terre entière des plus grands malheurs s’il n’arrivait pas à retrouver ses masques. Il passa sa journée entière à chercher le voleur, mais en vain.

Désespéré et inconsolable, il s’effondra, pleurant comme un enfant. Les gens essayaient de le réconforter, mais rien ne pouvait le consoler. Une femme qui passait par là s’arrêta et lui demande :
– Qu’avez-vous, l’ami ? Pourquoi pleurez-vous ainsi ?
Il leva la tête et répondit d’une voix étouffée :
On m’a volé mes masques et, le visage ainsi découvert, je me sens trop vulnérable.
– Consolez-vous, lui dit-elle, regardez-moi, j’ai toujours montré mon visage depuis que je suis née.

Il la regarda longuement et il vit qu’elle était très belle. La femme se pencha, lui sourit et essuya ses larmes.
Pour la première fois de sa vie, l’homme ressentit, sur son visage, la douceur d’une caresse.

Tadjo

Lorsque j’ai commencé à m’intéresser au développement personnel, j’ai eu encore plus de mal à accepter mes côtés sombres comme ma colère, mon égoïsme, etc. J’en ai fait part à l’happicultrice Phounkeo qui m’a conseillé la lecture du livre de Debbie Ford : La part d’ombre du chercheur de lumière. Plus récemment, j’ai découvert le livre de Jean Monbourquette à la bibliothèque municipale : Apprivoiser son ombre. Je le trouve encore plus accessible que celui de Debbie Ford.

Bonnes lectures ! 😌

Emeline Courcelle

Emeline Courcelle

Apprentie naturopathe

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