Le lait est-il mauvais pour la santé ?

J’ai dressé l’inventaire des complications de santé liées à une consommation excessive de produits laitiers (il n’est pas forcement exhaustif, ainsi si tu as d’autres informations à nous partager, fais-toi plaisir en commentaire 😉 ).

« En évitant le lait, vous réduirez votre risque de cancer. »

Pr Jeff Holly

L’intolérance au lactose

Définition de l’intolérance au lactose

Le corps digère le lactose – sucre du lait – avec l’enzyme digestive appelée lactase. Lorsque cette enzyme est insuffisante, des troubles digestifs suivent l’ingestion de produits laitiers. Ce qu’on nomme « intolérance au lactose » est ce que j’appelle une « incapacité normale à digérer le lait ».

Lorsque nous avons un déficit en enzymes digestives…

Il est tout à fait normal que cette enzyme, la lactase, soit de moins en moins présente chez l’adulte au fur et à mesure qu’il grandit, puisqu’une fois adulte nous n’avons plus besoin de boire le lait maternel ! Donc forcément, digérer le lait devient plus compliqué.

… les bactéries intestinales prennent le relais

Lorsque l’on consomme des produits laitiers alors que nous n’avons pas suffisamment de lactases pour les digérer, ce sont les bactéries intestinales qui s’en chargent. Et en faisant cela, elles produisent des déchets, dont des produits de fermentation et des agents toxiques. Ensuite, toutes ces toxines se baladent tranquillou-bilou dans notre organisme, générant différents troubles sur le système nerveux, le système cardiaque, le système musculaire, le système immunitaire…

« La constitution même du lait entraîne des désordres digestifs qui vont générer tout un processus inflammatoire (les maladies en « ite » comme les colites, gastrites, arthrites, cystites, sinusites, etc., qui avec le temps évolueront en maladies en « ose » comme l’arthrose, l’artériosclérose, etc.), mais aussi l’apparition de kystes, de polypes, de calculs, et autres. »

Les produits laitiers ne sont pas nos amis pour la vie – Vulgaris Médical

L’ostéoporose et le mythe du calcium

Il y a tout un mythe à défaire. Le marketing nous a lavé le cerveau en nous martelant que nous avons besoin de lait pour avoir du calcium pour nos petits os. FAUX ! En plus, si tu veux tout savoir, le calcium du lait de vache n’est absorbé par l’organisme qu’à hauteur de 35% seulement, contre 75% pour le calcium végétal (que l’on trouve dans les amandes, noisettes, persil, légumes secs…)

Qu’est-ce que l’ostéoporose ?

Contrairement à ce que l’on peut penser, l’ostéoporose n’est pas due à un manque de calcium. Le problème de l’ostéoporose vient d’un déséquilibre du remodelage osseux. Dans des conditions normales, nos os se font et se défont en permanence pour remplacer le vieux par du neuf. Mais lorsque la résorption osseuse devient plus importante que la formation osseuse, la masse osseuse se raréfie. Et bonjour l’ostéoporose et les risques accrus de fracture !

Le lait de vache nous déminéralise

Breaking news ! Non seulement le lait de vache n’est pas nécessaire à notre bonne santé osseuse, mais il lui est surtout néfaste. Car le lait de vache contient trop de phosphore par rapport au calcium. Cela oblige le corps à puiser dans nos réserves de calcium (donc dans nos os) pour rééquilibrer tout ça. Oops !

« Des recherches menées dans 10 pays ont révélé que l’augmentation de la consommation de calcium était associée, non pas à un risque moindre de fracture des os, mais au contraire à un risque plus élevé. »

Livre L’enquête Campbell

Et l’excès de calcium, on en parle ?

Mark Hegsted – professeur à Harvard – soupçonne qu’un excès de calcium sur une longue durée dérègle le métabolisme du calcium. Il semblerait que lorsque l’alimentation apporte peu de calcium, le calcitriol – forme active de la vitamine D qui aide à moduler l’absorption et l’élimination de calcium – fait en sorte que l’organisme retienne plus de calcium et en élimine moins. Et inversement, lorsque l’alimentation est très riche en calcium, le corps en éliminera beaucoup en ne gardant qu’une faible dose.

« Il serait embarrassant que l’engouement actuel pour le calcium se révèle inutile. Mais ce sera infiniment pire si ces recommandations nuisent à la santé. »

Mark Hegstec, université d’Harvard

Cancer et consommation de produits laitiers

Les troubles génitaux et les produits laitiers

Les chercheurs japonais incriminent le lait de vache dans la multiplication des maladies hormonales car il contient de bonnes doses d’œstrogènes. Or, cet apport en œstrogènes via la consommation de produits laitiers risque de déséquilibrer notre système hormonal. Ce qui peut ouvrir la porte aux troubles du cycle féminin (SOPK, endométriose,…), aux cancers du sein et des ovaires… Les hommes ne sont pas épargnés car des études montrent un lien entre consommation de fromages et cancer des testicules et un lien entre consommation de lait et cancer de la prostate.

« À l’époque, les vaches n’étaient pas traites pendant la gestation. Aujourd’hui, elles le sont et elles continuent de produire du lait dans la 2ème moitié de leur gestation, au moment où les concentrations en œstrogènes dans le sang, et donc dans le lait, sont les plus élevées. »

Pr Akio Sato

Le lait de vache contient des hormones de croissance…

… spécifiques au bon développement d’un veau ! Le lait de vache contient plusieurs hormones de croissance vouées à la croissance rapide du veau. Je rappelle qu’une vache adulte pèse jusqu’à 900 kg et un taureau parfois jusqu’à 1 600 kg. Je ne sais pas pour toi, mais pour moi ça ne colle pas avec une opération Bikini ventre plat. En plus, qui dit hormones de croissance dit stimulation de la multiplication cellulaire des cellules saines ET des cellules cancéreuses.

… qui semblent favoriser la prolifération des cellules cancéreuses

Une des hormones de croissance que l’on trouve dans le lait, l’insulin-like growth factor-1 (IGF-1), serait très lié au risque de cancer. C’est une hormone que nous produisons naturellement mais dont la production s’emballe lorsque l’on consomme des produits laitiers.

L’IGF-1 perturbe le métabolisme

Lorsque nos taux en IGF-1 sont trop élevés, cette hormone empêche les cellules dont l’ADN est abîmé de se suicider par le processus d’apoptose.

Ensuite, pour ne rien arranger, on soupçonne l’IGF-1 de faire baisser notre vitamine D. Or, la vitamine D est une hormone anti-cancer naturelle puisqu’elle exerce « un rôle protecteur contre les cancers, le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, auto-immunes, infectieuses, rénales et le déficit musculaire ».

Comment l’IGF-1 réduit nos taux en vitamine D ?

  • Comme nous l’avons vu dans le paragraphe sur l’excès de calcium, trop de calcium conduit à un dysfonctionnement du métabolisme du calcium normalement géré par le calcitriol – forme active de la vitamine D.
  • Les laitages contribuent à un environnement acide, ce qui perturbe le fonctionnement d’une enzyme participant à la formation de la vitamine D.

Je termine cet article avec le partage de 2 vidéos sur le lait. L’une est plus « choupinette » que l’autre. Elles abordent à peu près les mêmes sujets, dont la résistance aux antibiotiques que je n’ai pas mentionné ou encore le fait que le lait acheté en supermarché contient une bonne dose de pus (oui, c’est bizarrement autorisé…).

Le spot parodique de PETA
Une vidéo tip top pour se motiver à arrêter le lait 😀

N’hésite pas à partager ton témoignage en commentaire pour encourager d’autres personnes à réduire leur consommation de produits laitiers 🙂


Sources :
Effets non osseux de la vitamine D | médecine/sciences
Les produits laitiers ne sont pas nos amis pour la vie – Vulgaris Médical
Livre Lait, mensonges et propagandes – Thierry Souccar
Livre L’enquête Campbell

Emeline Courcelle

Emeline Courcelle

Apprentie naturopathe

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