Bonnes résolutions : ce n’est pas qu’une question de volonté !

Envie d’arrêter de fumer ? Envie de faire plus d’exercices ? Envie de perdre du poids ? Mettez-y un peu de bonne volonté, enfin ! Prendre de bonnes résolutions, ce n’est pas si facile. Dans son livre « Comment devenir un optimiste contagieux« , Shawn Achor nous explique comment remplacer les mauvaises habitudes par des bonnes en réduisant les obstacles au changement.

Vous savez que fumer tue. Vous savez que faire du sport est bon pour la santé. Vous savez que cette crème glacée va vous faire grossir. Le savoir est une chose, passer à l’action en est une autre. Et c’est généralement là que ça bloque. Mais pas seulement, car des fois que nous serions passés à l’action, nous avons abandonné au bout de quelques jours sans même nous en rendre compte. Ouch !

volonté

Voici les observations de Shawn Achor :

  • Nous sommes biologiquement programmés pour agir par habitude. Grâce à cela, nous effectuons moultes tâches quotidiennes sans le moindre effort.
  • Notre cerveau évolue constamment pour intégrer de nouvelles expériences. C’est la magie de la neuroplasticité !
  • Nous avons tort de penser que l’on peut renverser les mauvaises habitudes en un claquement de doigt, à force de volonté. Car plus nous avons recours à la volonté, plus elle s’use.
  • Nous sommes englués dans la facilité et la commodité. Il existe une attraction invisible vers « le chemin de moindre résistance ». C’est effectivement bien plus facile de rester au fond du canap’ que de sortir courir…
  • Nous sommes constamment confrontés à de multiples choix, ce qui a tendance à nous immobiliser.

Il existe dans notre cerveau des milliards et des milliards de neurones, interconnectés de multiples façons pour former un ensemble complexe de voies neuronales. Un courant électrique parcourt ces circuits, de neurone en neurone, envoyant des messages qui constituent chacun de nos actes et chacune de nos pensées. Plus nous accomplissons une action particulière, plus il s’établit de connexions entre les neurones correspondant. Et plus ce lien est fort, plus le message parcourt rapidement le circuit. C’est ce qui fait d’un comportement une seconde nature ou un automatisme. C’est aussi de cette manière qu’avec la pratique nous devenons habiles dans telle ou telle activité.

Shawn Achor

Comment se bouger les fesses ? Et comment garder le cap ?

Prendre de bonnes habitudes est donc toujours plus facile à dire qu’à faire. Mais pas de panique, voici quelques clés pour vous aider à instaurer de bonnes résolutions :

  1. Diminuer l’énergie d’activation pour les habitudes que vous voulez adopter.
  2. Augmenter l’énergie d’activation pour les habitudes que vous voulez éradiquer.
  3. Prendre des décisions en amont pour éliminer les options.

Exemples :

  • Dormir en tenue de sport pour être d’attaque le dimanche matin.
  • Ne pas stocker de sucreries dans les placards en misant sur votre flemmite aigüe d’aller en acheter.
  • Planifier (ou préparer) vos repas à l’avance pour éviter de perdre du temps tous les soirs à chercher des idées de recettes.

Je rajouterais que ce n’est pas parce que vous avez loupé un jour, que tout est ruiné. Ne lâchez pas l’affaire si vite  🙂 Certains disent qu’il faut 21 jours pour adopter une nouvelle habitude. En ce qui me concerne, ce n’est pas des jours mais plusieurs mois avec beaucoup de fausses notes en chemin. Ce qui compte, c’est le résultat.

Pour finir, voici une phrase que j’ai trouvé sur le blog Conscience quantique d’Artmella (dont je vous recommande vivement la lecture de ses BD soit dit en passant) :_ 🙂

« La volonté n’est rien, les habitudes sont tout. ».

Source : Comment devenir un optimiste contagieux

Emeline Courcelle

Emeline Courcelle

Apprentie naturopathe

3 comments

  1. J’ajouterais que cela ne s’applique pas qu’à la nutrition, la santé et l’activité sportive, mais à la plupart des autres domaines de notre vie personnelle et en société.

    Par ailleurs, dans le domaine de la santé, certains comportements (par exemple les troubles obsessionnels compulsifs) peuvent nécessiter l’accompagnement d’un médecin (ou d’un spécialiste comme un psychologue) pour être atténués, modifiés, voire éradiqués. Il ne doit y avoir aucune honte à cela : se tourner vers les autres n’est pas un signe de quelconque faiblesse. Au contraire, c’est une preuve de courage que d’oser en parler, ainsi qu’une première étape vers le changement et la volonté de s’améliorer.

    Enfin, je dirais que changer une mauvaise habitude (quel que soit le domaine) et en prendre une bonne est bien plus facile à deux ou à plusieurs, grâce à des mécanismes de reconnaissance et d’encouragement mutuels, la volonté de groupe ayant généralement plus de pouvoir que celle d’un seul individu. Malheureusement, cela est aussi vrai pour le fait de prendre des mauvaises habitudes…

    1. Tout à fait ! C’est valable pour bien d’autres domaines mais globalement il s’agit surtout de développement personnel 🙂
      C’est vrai que c’est une très bonne astuce de s’y mettre à plusieurs, ça aide à tenir la distance !

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